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La Mante Religieuse

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les avis de Cinemasie

5 critiques: 3.4/5

vos avis

28 critiques: 3.63/5



Ryoga 4 Chorégraphies soignées pour un excellent film d'arts martiaux
jeffy 4 Une Mante bien rafraîchissante
Ghost Dog 1.75 Bancal…
drélium 3.75 Concentré de Liu Chia Liang, avec ses qualités et ses défauts.
Anel 3.5
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Chorégraphies soignées pour un excellent film d'arts martiaux

Le début du film peut paraître un peu long mais permet de montrer en détail l'arrivée de Wei Feng (David Chiang) dans la demeure de la famille Tien. Cette partie se déroule dans un climat de tension, les hommes du clan Tien se méfiant de ce nouvel arrivant. Même la description de la maison qui comporte plusieurs pièces remplies d'armes annonce les combats à venir.

Parallèlement, les è entre Wei Feng et Lily (Lily Li) sont plus légères, cette dernière tombant peu à peu amoureuse de son professeur, avant de finir par l'épouser. C'est à ce moment là que le clan Tien a la certitude que Wei Feng est un espion et décide, malgré le mariage, de l'éliminer. La suite devient alors beaucoup plus sombre avec la fuite des deux époux et la mort de Lily.

Pour pouvoir mener à bien sa mission, Wei Feng va alors inventer la technique de la mante religieuse afin de contrer la boxe du grand-père. De la même façon il s'emploiera à trouver une parade face aux autres membres de la famille (combat dans un espace clos contre celui qui manie une lance pour gêner ses mouvements, utilisation de bambous coupés contre celui qui se bat principalement par roulades afin de l'empêcher de se défendre, ...).

Cela dit cet aspect du film n'est pas ce qui intéresse le plus Liu Chia Liang, car la découverte et l'apprentissage de cette forme de combat sont rapidement traitées. Il préfère plutôt se concentrer sur les conséquences faites par la mauvaise utilisation de cette technique. Car Wei Feng en cherchant à tout prix à remplir sa mission afin de sauver ses parents est responsable de la mort de sa femme, mais a aussi trahi son pays en aidant finalement les Mandchoues (qui sont les envahisseurs) à vaincre les rebelles. A ce titre, la fin du film est alors surprenante et tragique.

Au niveau des combats, ce qui est intéressant c'est que chaque personnage a une technique particulière (l'un se bat avec une lance, un autre avec deux épées, ...), ce qui permet de varier les affrontements et les styles de boxe utilisés. Les chorégraphies sont de qualités et on peut admirer lors du combat final David Chiang faire une démonstration de la technique de la mante religieuse, ses avants bras et ses mains se transformant alors en pinces mortelles. Tout cela fait de La Mante Religieuse un film à conseiller vivement.



22 octobre 2000
par Ryoga




Une Mante bien rafraîchissante

Même si cette mante n'a rien de shaolin, LIU Chia-Liang réussit là un fort bon film avant tout grace au très bon rythme imprimé à l'intrigue pourtant ultra-simplissime. Les combats sont variés, les armes aussi. L'introduction n'est pas génante car empreinte d'un peu d'humour. L'absence de toute logique psychologique dans les personnages permet de centrer d'avantage le film sur l'action immédiate plutôt que de chercher à justifier en permanence l'action par des critères moraux Et dans ce rôle d'homme ne se posant pas de question, David CHIANG est excellent, ses capacités physiques faisant le reste du spectacle. Les autres rôles ne permettent pas vraiment aux autres acteurs de briller si ce n'est Liu Chia-Yung lui-même qui s'est un peu mieux servi. Un bon old school, simple et efficace qui a le mérite de la simplicité.

29 novembre 2004
par jeffy




Bancal…

Contrairement à beaucoup de films dans le genre, le thème de la vengeance est ici moins utilisé puisqu’il l’est en fait dans les 15 dernières minutes, à vrai dire les meilleures. Chassé du palais du clan Tien et considéré comme un traître, Wei Feng rencontre sur son chemin une mante religieuse qui lui enseigne la technique des poings fléchis qui tuent (non, c’est pas une blague), technique qui lui servira pour mater l’ensemble des maîtres en arts martiaux de ce palais maudit. Mais excepté ce moment intense et original, La mante religieuse est un film peu convaincant et qui a plutôt mal vieilli ; l’histoire d’amour qui occupe la première heure ? Lente et pénible, surtout avec la voix stridente de Lily Li sur la version française. Les combats en famille non-stop durant la demi-heure qui suit ? Sympas et variés, mais on a déjà vu mieux ailleurs et on aurait aimé qu’ils interviennent plus tôt. Le scénario ? Il a le mérite de ne pas reprendre de schémas trop établis, mais la mission de Wei Feng chez les Tien reste vague (envoyé par un chef Mandchoue en espion avec la menace de la mort de ses parents s’il ne revient pas sous 9 mois, il ne pense qu’à compter fleurette et présenter sa copine à ses parents déjà jetés en prison…), et le coup de théâtre final s’avère obscur et douteux.

Liu Chia Liang a alterné durant sa carrière le bon et le mauvais, La mante religieuse en est un admirable et symbolique condensé.



06 mars 2004
par Ghost Dog




Concentré de Liu Chia Liang, avec ses qualités et ses défauts.

Shaolin Mantis se place dans une période où Liu Chia Liang se tâte pour quitter la Shaw et produire lui-même ses films. Afin de garder celui qui est un des derniers grands réalisateurs du studio, Runme Shaw et Mona Fong, productrice aux dents acérées, lui donnent carte blanche pour ce film ce qui nous amène à un pur concentré de Liu Chia Liang libéré, mais nous prouve une nouvelle fois que les scénarios dramatiques ne sont pas son point fort lorsqu'ils doivent s'étendre sans faiblir sur la longueur.

Constamment pris entre la comédie conjugale qu'il aime traiter et la montée dramatique qui nous vient du récit original, Liu Chia Liang peine à dérouler un scénario qui se veut pourtant bien plus consistant que la moyenne. Cette envie de légèreté, de comédie naïve pourrait-on dire, qu'il ne peut décidément pas mettre de côté, fractionne le récit en deux, avec une première partie assez lourde tout de même (surtout avec Cecilia Wong qui en fait des tonnes en jeune peste gâtée), d'autant plus que maître Liu en oublie de bien installer les noeuds dramatiques nécessaires à la future montée en tension. Ainsi, nous ne savons pas très clairement quelle est la mission de Wei feng (David Chiang), et son batifolage plutôt long avec la jeune rebelle reste assez contradictoire avec l'urgence de sa mission dont l'échec est pourtant synonyme de mort pour ses parents, point dramatique qui le recentre à de trop rares occasions sur sa mission et alourdit la première partie de manière significative.
Plus que cela, le lien qui unit notre couple du jour est aussi peu clair, Wei Feng semblant véritablement tomber amoureux de sa protégée sans que rien ne nous l'indique clairement. Quant à l'ultime final pour le moins expédié de façon fracassante, Liu Chia Liang l'a voulu ainsi, malgré les doutes émis par le scénariste Szeto On, et l'explique simplement : ***SPOILER*** Wei Feng ne peut rester en vie car il apprendrait de gré ou de force aux mandchous la technique inédite et mortelle de la mante religieuse. Il faut donc mieux que son père et lui meurent en héros plutôt que son secret aille à l'ennemi ****SPOILER****. Autant de raisons qui sont assez peu explicitées tout au long du métrage, Liu Chia Liang préférant s'attarder sur une relation emprunte de légèreté et de comédie martiale comme il en raffole, mais aussi et surtout sur ses combats qui remplissent généreusement toute la seconde moitié du film.

Mais lorsque l'intrigue plutôt délayée de la première moitié, pour beaucoup tenue par une bonne performance d'acteur de David Chiang, laisse enfin place aux combats contre les 5 membres de la famille Tian, matchs aller et retour s'il vous plaît, Liu Chia Liang montre à nouveau qu'il est bien le roi des combats old school. Débarque dès lors, et ce jusqu'à la fin, un enchaînement de chorégraphies kung fu pian concoctées au millimètre prêt, qui éclatent à l'écran et nous montrent même un David Chiang comme jamais nous n'aurions espéré le découvrir. Lui qui a toujours eu du mal à être crédible martialement nous prouve clairement dans Shaolin Mantis que le travail paie. Avec l'acharnement de coller aux exigences draconiennes de Liu Chia Liang, confirmé par John Cheung présent sur le tournage, David se montre plus fluide et technique que jamais alors que la mante religieuse parachêve sa plus belle performance martiale. Le passage entre l'aller et le retour où David découvre et apprend cette technique par la seule observation de l'animal en pleine nature ajoute encore à la force d'une deuxième moitié tout aussi Liu Chia Liang dans l'âme que la première, mais bien plus convaincante. Accompagné de l'excellent artiste martial Wilson Tong devant et derrière la caméra, complété par l'énorme Lau Kar Wing au meilleur de sa forme, les très expérimentés John Cheung et Lily Li, et la maitrise de Cecilia Wong acquise à l'opéra, Liu Chia Liang signe une nouvelle fois un festival de chorégraphies qu'il filme avec un soin proche du grand art.

En cela, Shaolin Mantis parvient à recentrer son récit sur la dramatique, grandement aidé par la force de ses chorégraphies, ce qui n'est pas une mince affaire à la vue de cette histoire originale, bien plus approfondie que le tout venant kung fu, mais plutôt cousue de fil blanc.

NB : à noter la petite apparition de Gordon Liu qui ne fait que passer pour un sympathique combat de début de métrage, présence courte plutôt rare pour l'habitué du rôle de héros chez son demi frère Liu Chia Liang. Un caméo aussi dû au fait que la Shaw préférait miser sur la star David Chiang.



02 mai 2006
par drélium


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